(synthèse datant de février 2014, la mise à jour en 2016 sera publié prochainement et remplacera celle-ci)

Certains de nos lecteurs assidus s'étonnent souvent de l'élargissement de notre problème à l'ensemble le de la politique dés pêches à l'échelon planétaire en mode "théorie du complot".

Il faut dire que à force d'analyse et de recoupements d'informations, nous arrivons à nous poser "quelques questions" sur le bien fondé des politiques de conservations de la nature, en termes d'exagération alarmiste visant à faire accepter toutes les mesures de protection sans aucune réflexions/ concessions, et en termes d'intérêt sous-jaçents pour les multinationales qui tirent les ficelles dans l'ombre.

PEW est aux portes de notre île, avec cet article de Globice pour la réserve marine... (voir photo)

http://www.reservemarinereunion.fr/IMG/pdf/zinfosmarinesno9.pdf

A vous de juger...

 

Voici un petit extrait d'un gros travail d'enquête réalisé depuis près d'un an et demi maintenant, (dans le cadre d'une très large synthèse sur la crise requin à la Réunion) à partir d'informations transmises par notre équipe de collaborateurs (que nous remercions)

C'est encore un peu brut, et forcément long, mais cela constitue une base qui peut éclairer peut être quelques personnes :

" Intéressons nous d’abord au « Pew Charitable Trusts », très impliqué au plan mondial dans la protection des requins, et à la base d’une multitude de fondations, à tel point qu’elle est surnommée couramment la « pieuvre ». 


"PEW this stinks ", en français "PEW ça pue", est article écrit en 2010, par Jim Hutchinson, directeur de la Recreational Fishing Alliance (42).
 

Il s’est inspiré du travail d'investigation du journaliste Ryan Sager qui avait mis en lumière en 2005 la puissance démesurée et les méthodes de lobbying de la fondation PEW (43). 

Ryan Sager a basé son travail sur les déclarations de Sean Tréglia, professeur de journalisme, et qui était auparavant « officier de programme pour PEW Charitable Trusts et responsable des questions d'octroi de subventions financières de PEW ».

En mars 2004, Tréglia a fait un discours dans lequel il décrivait l’implication de PEW une campagne de « réforme du financement électoral américain» qui aura abouti le 14 février 2002.

La particularité de cette campagne initiée au milieu des années 90 est qu'en réalité il n'y avait aucune campagne. Aucun mouvement n'était en marche, mais PEW avait besoin de démarrer une croisade, comme nous l'explique Treglia dans cette vidéo (44) 

"L'idée était de faire croire qu'un mouvement de masse était en marche, que partout dans les institutions, les commerces, les groupes religieux, ethniques, tout le monde parlait de réforme" dit Treglia à propos de cette campagne. Et selon Ryan Sager, plus de 140 millions de dollars ont été dépensés par PEW et différents groupes de réflexion et fondations, de 1994 à 2004. 
De son expérience au Capitol Hill, Treglia savait que si les législateurs étaient au courant que ces arguments de campagne émanaient de PEW, alors leur volonté aurait été de les refuser. L'idée retenue par Treglia était donc de faire croire que cette idée venait du grand public, en maintenant PEW en arrière-plan.
Ce mouvement de la fausse campagne de réforme financière des années 90 a mené à une conscience plus aiguë sur le fonctionnement de PEW, considéré comme un "maître marionnettiste" politique du 21ème siècle.

PEW Charitable Trusts a appris depuis à naviguer entre les campagnes de réforme et les lois sur le lobbying, tout en soutenant action, défense d'intérêts, perception du grand public et campagnes médiatiques nationales.
Le « PEW research center » est considéré comme le troisième « think thank » le plus puissant des Etats-Unis avec un budget annuel de plus de 40 millions de $.
Ce groupe s'intéresse depuis peu à la France avec pour exemple deux articles récents qui reprennent à chaque fois en introduction : "selon le très sérieux PEW". Une première étude publiée il y a six mois qui explique que "la France est en chute libre" pouvant augmenter l'inquiétude et l'incertitude ambiante, et une autre étude pour nous apprendre à nous français, que "la France est le pays au monde qui tolère le plus les infidélités" selon l’opinion internationale (45).
 Est ce un moyen d'entamer le début d'une influence sur l’image de la France dans le monde et sur l'opinion nationale, "en disant qui nous sommes", "qu'est-ce nous faisons" et..."qu'est-ce que nous devrions faire" ?

Pour revenir à l'article pour revenir à l'article de Jim Hutchinson, il y décortique en passant les origines et le fonctionnement et les actions de cette ONG. 
On y apprend que Sun Oil Company est née en 1886, fondé par Joseph Newton Pew.

En quelques années, la compagnie émerge en tant que leader de pétrole brut en Ohio et devient le puissant groupe « Sunoco ». Ce groupe sera ensuite dirigée par ses fils et connaîtra des transformations, et sera renommée Sun Company en 1976.

L’ONG « Pew Charitable Trusts », organisation non-lucrative indépendante, sera créée en 1948 par les fils Pew. Elle a aujourd'hui en charge un portefeuille d'une valeur de 4 milliards de dollars, qui fait des bénéfices de 200 millions de dollars par an, dans des domaines variés, tels la santé, les arts et l'environnement.

En 2006, un article de la « Wharton University of Pennsylvania » indique que 80% des fonds de PEW sont concentrés sur la politique publique, spécialement l'environnement, la santé, les services humains et les questions de politique d'Etat.

Son initiative environnementale a trois buts principaux qui sont : réduire globalement les émissions, stopper la destruction de la vie marine et protéger des écosystèmes intacts sur des terres publiques.
PEW a financé des scientifiques intéressés par le message sur le réchauffement climatique et a reçu le soutien de 38 entreprises parmi les 500 plus fortunées, devenues les alliées du groupe.

La stratégie de ces grands groupes viserait à élargir leurs aires de prospection géologiques sous couverts d'habillage écologique. Ils financent, notamment à travers la protection d’espèces emblématiques comme les requins, la création de réserves marines à travers le monde en n’excluant pas la possibilité d'exploiter les ressources de façon exclusive dans ces zones ainsi libéré d'activités humaines, préjudiciables voir incompatibles à son développement.

En plus d'être au cœur d'enjeux stratégiques majeurs (Chagos par exemple), un tiers du pétrole mondial, les ressources énergétiques du futur, notamment l’hydrogène naturel (46), ainsi que des « terres rares », se trouve au fond des océans. Ce type d’exploitation en hausse constante constitue un axe de développement majeur pour ces gros financeurs. Ils sont conjuguées avec des intérêts géopolitiques, qui semble être inspiré de la stratégie du collier de perles lancé par la Chine.

Selon un rapport intitulé « Le Monde en 2030 vu par la CIA », dans sa 3ème hypothèse prospective, des acteurs puissants dont les méga ONG prendraient les commandes d’un univers hypermondialisé, et se substitueraient aux états en termes de gouvernance (47).

 Les collusions d’intérêts entre ces financements et des droits d’exploitation exclusifs sont régulièrement mis en évidence. Personne ne semble s’alarmer sur les conséquences de ce type d’exploitation qui ne sont anodines pour l’environnement, et la catastrophe Deepwater horizon en 2010 nous l’a récemment rappelé.

 Il semble à ce titre depuis les années 2000, l'exploitation pétrolière et les grandes marées noires semblent être considérées comme bien moins préjudiciable à l'environnement que la surpêche qu’auparavant.
Véritable prise de conscience ou orientation suggérée ?

Un article Nils E. Stolpe publié le 11 avril 2001, un biologiste défenseur américain de la pêche, explique comment dans le cadre d’un institut relatif à la protection des océans, « Seaweb », la surpêche a commencé à émerger en tant que « préoccupation environnementale populaire » (48).

Au début de son existence, SeaWeb a commandé un sondage d'opinion publique afin de déterminer quelles questions océaniques suscitent l'intérêt du public. 

L'introduction aux résultats de l'enquête menée par le Groupe Mellman indiquait : « Les Américains croient les problèmes de l'océan proviennent de nombreuses sources, mais les compagnies pétrolières sont considérées comme un premier coupable : En fait, 81 % des Américains croient que déversements d'hydrocarbures sont un problème très grave. Elle est suivie par le ruissellement chimique de grandes fermes commerciales ( 75 % très grave ), de l'eau mal traitée de villes proches de la côte (69% ), des fruits de mer contaminés (65% ) , des déchets et le ruissellement de produits chimiques dans les rues (65% ) ".

La surpêche n’était évidemment n'était considérée nulle part comme « un problème très grave " et a été couplée pour l’occasion avec " la disparition d'espèces critiques ". Pourtant dans l’article publié par SeaWeb en Novembre 1996, la seule menace spécifique pour les océans mentionnée sera…la surpêche !
« Autour de vagues généralités, il en ressortira que 71 % (des répondants) sont d'accord que la surpêche menace la santé et la stabilité de l'environnement marin. Plus rien sur les déversements de pétrole, les eaux de ruissellement , les fruits de mer contaminés , ou l'un des autres «problèmes» identifiés dans l'enquête. Etait-ce un engagement ou une volonté de réorienter l'intérêt public ? »

Il semble qu'une vague presque universelle de soutien a mobilisé l’opinion spontanément autour de la création de vastes Aires Marines Protégées (AMP). Cette politique de conservation sera présentée comme la solution aux problèmes qui assaillent nos océans et ses habitants. Les réserves marines seront même présentée comme « une des plus grandes avancées de la civilisation depuis le pain tranché », par le NCEAS (Centre National pour l'Analyse et la Synthèse Ecologique), dans le cadre d’une "déclaration de consensus scientifique" à l'Université de Santa Barbara en Californie.

Nils E. Stolpe dans cet article décrit également les financements et rouage autour des origines de la protection des océans par la création des AMP.

Ainsi, dans le cadre du « consensus scientifique » évoqué ci dessus, il s’agit du résultat d'un effort de deux et demi ans abouti en mai 1998 par une équipe internationale de scientifiques dont l’institut « COMPASS » (Partenariat en Communication pour la Science et la Mer). 

COMPASS est financé par la Fondation Packard et SeaWeb. Le président du conseil d'experts scientifiques de COMPASS  a reçu une « bourse PEW » en 1992 et il est également membre de l'équipe internationale de scientifiques du NCEAS. Chaque année, 5 bourses PEW-« PEW fellow »- de 150 000 $ sont attribuées à des chercheurs oeuvrant pour les océans, mais aussi de temps à autre à des journalistes (48’)! 
« Six des 15 scientifiques de COMPASS étaient boursiers Pew, comme étaient 25 des 161 scientifiques qui ont signé la déclaration en faveur des AMP. Les réserves marines ou AMP ont été mentionnés dans les descriptions de projets, des biographies, bibliographies de 27 des 58 boursiers Pew nommés depuis 1996. Peu d'autres chercheurs peuvent rivaliser avec les boursiers Pew qui bénéficient d’un véritable réseau en plus d’une dotation individuelle de 150.000 $.../…Le financement de multiples autres ONGE permettait également d'exercer une influence directement au sein des institutions gouvernementales telle pour le « Comité consultatif des AMP » de la National Oceanic and Atmospheric Administration ( NOAA ) (49).

Avec tous ces investissements, peut-on réellement parler de « prise de conscience spontanée » ? 
« Dans quelles proportions pouvons nous influencer l'univers des chercheurs et biologistes marins avec des budgets de plusieurs dizaines de millions d'euros, alors même qu’ils étaient en prise avec des baisses importantes de budgets de recherche depuis des décennies ? » ajoutait en conclusion Nils E. Stolpe.

Cette politique de protection des océans s'est développée tout azimut dans les années 2000 et c’est généralisé à l'ensemble des pays, constituant au final une vaste réforme de l'opinion dans laquelle a été investi plusieurs centaines de millions de dollars depuis 15 ans.

Et en regardant de plus près, on s'aperçoit que quasiment toutes les études, tous les instituts et les scientifiques sont financées par les mêmes grands groupes, et notamment PEW pour ce qui concerne la création de vastes AMP, la lutte contre la pêche et notamment la pêche des requins.

En 2006, le journal « Science » publie une étude du groupe de recherche PEW qui conclut que « la surpêche et la dégradation de la qualité des eaux côtières conduisent à la désintégration de toute vie marine ». 
L’auteur de cette étude, Boris Worm, déclenchera un véritable cataclysme en annonçant que « toutes les espèces marines auront disparu d'ici 2048 » du fait de la surpêche.

Les médias s'emparèrent de cette nouvelle venant angoisser subitement la planète entière.

Les océans venaient de passer d'un sujet d'étude à un sujet d'inquiétude, car déjà depuis les années 80 et l’ensemble de la communauté scientifique avait vulgarisé la conception selon laquelle « de la survie des océans dépend celle de l'humanité ».

Cette information peut être considérée comme une des données apocalyptiques majeures du début du siècle, plaçant la lutte contre la surpêche juste en dessous que celle contre le réchauffement climatique, justifiant une fois de plus dans l'opinion l’urgence de la préservation.

Trois ans avant,  en 2003, Ramson Myers et Boris Worm avaient déjà conclu dans une étude non moins célèbre que «La biomasse des grands poissons prédateurs représente aujourd'hui seulement environ 10 % des niveaux pré-industriels…/… avec des conséquences potentiellement graves pour les écosystèmes » (50). La surpêche effectuée durant décennies précédentes aurait mené à la perte de 90% de certaines espèces, l'ampleur est mondiale et toutes les espèces notamment de grand poissons seraient touchés.
La grande conclusion de cette étude, financée par PEW selon le magazine « Nature » (42), et soutenue à l’époque par 50 chercheurs-boursiers PEW, est devenue l’argument phare pour justifier la préservation.

Vous pourrez lire et entendre partout en 2014 l'affirmation selon laquelle « 90 % de la totalité des poissons des océans ont disparu », oubliant au passage de préciser qu'il s'agissait de « certaines espèces » et que depuis 10 ans de nombreux stocks se sont reconstituées d’après plusieurs études (Sheley clark notamment)  

En 2003, Une autre étude réalisé par le Dr Ellen Pikitch, alors directrice de « l'Ocean Srategy for the Wildlife Conservation Society » dit elle aussi qu'il faut agir très vite pour sauver la vie marine.

Elle est devenue depuis directrice de « l'Institute for Ocean Conservation Science » créé en 2008 avec 4 millions de dollars provenant de Pew Charitable Trusts (42).


Les scientifiques ont tenté aussi à partir de cette époque de synthétiser le « rôle écologique primordial des requins », en tant que « régulateur suprême des océans », et aussi sympathique « éboueur ». 
L’idée que si les plus grandes espèces disparaissent, des perturbations profondes surviendraient dans l’écosystème fait son apparition et sera décliné sous toutes ces formes en devenant un véritable sujet d’étude. On peut citer l’exemple célèbre des raies qui prolifèrent du fait de la disparition de leurs prédateurs, les requins, leurs prédateurs et qui décimèrent les coquilles Saint-Jacques et palourdes, ruinant les pêcheries de la côte est des USA au début des années 2000 (51).
L’utilité des requins en tant que régulateur indispensable des animaux présentant une maladie est régulièrement présentée. Ceux ci contamineraient l’ensemble de ces congénères en cas d’absence de prédateur.
Le point commun de ces 2 arguments c’est qu’ils mettent l’accent plus sur des conséquences collatérales, plus que sur la disparition des squales eux mêmes, insistant sur le côté « catastrophe en chaîne », sous entendant des conséquences démesurées en boule de neige.
Un autre étude indiquera que préservation des requins tigres et bouledogues en Floride permettrait de préserver les herbiers sous-marins en maintenant à distances les herbivores marins, les tortues vertes et les dugongs. Cette étude laisse envisager un le rôle des requins dans la lutte contre le réchauffement climatique, puisque ces mêmes herbiers sont susceptibles de capturer le carbone (52).

Une autre étude récente paru en septembre 2013  dans la revue scientifique « Plus One » vous expliquera la préservation des populations  des requins permet, toujours par un jeu subtil de réaction en chaîne, de préserver les coraux (53). Cette étude a été réalisé par « l'Institut Océanographique Australien » (AIMS), le même institut qui nous a expliqué dans une autre étude financé par PEW, en 2011 « qu’un requin vivant rapporte plus qu’un requin mort » grâce aux plongées requins.

Il y a-t-il un seul animal sur notre planète qui aura connu un tel engouement des scientifiques, des médias et de l’opinion avec une telle débauche de moyens ? 
Le requin dépasse de loin le bébé phoque ou le panda dans la dramaturgie du panthéon des animaux totems, peut être parce qu’il est également au cœur d’enjeux inavouables.

Il est devenu le nouveau sujet de préoccupation décrit comme le «top prédateur fragile car au bord de l’extinction», et de ce fait considéré comme la véritable « clé de voûte des océans ».

Et c'est en toute logique qu'il s'est retrouvé propulsé au statut de nouvel icône intouchable, à protéger par tous les moyens. L'idée de pêcher le moindre requin pour des intérêts humains  passe désormais difficilement dans l'opinion, persuadée d'œuvrer pour le bien de la planète prenant position (quel que soit le contexte) en faveur de ce nouvel emblème des océans, le flipper du 21ème siècle.

On peut se poser la question de la neutralité de certaines études. Sawyer citant le réalisateur de « shark con » indique :"J'ai des documents avec des résultats de captures trafiqués. Un des nombreux exemples est celui d'un scientifique qui faisait des recherches sur le requin gris en Floride, à bord de bateaux de pêche. 

Pendant 15 jours, alors que les quotas de pêche ont été respectés, les documents n’affichent aucune pêche de requin gris. Ce scientifique travaillait à partir de subventions allouées pour démontrer la surpêche du requin gris."
"Un autre exemple choquant est celui d'un scientifique, qui a reçu des subventions pour effectuer des recherches sur la migration du requin sombre de la Louisiane vers le Mexique. Cette étude a duré 4 ans. Au moment de remettre les résultats de son travail, il avait perdu toutes les données. "Ne t'inquiète pas ! On utilisera les résultats des années 80' !" fut le conseil." (54)

Encore une fois, il ne s'agit pas de généraliser ce type de pratique, mais de poser la question de la partialité des recherches produites, dans la mesure où « l’extrême vulnérabilité indiscutable » de l’espèce reste une dominante à peine voilée.

Un bon scientifique requin peut déroger au dogme protectionniste, cela paraît inconcevable et serait synonyme d’un rejet unanime.

Les recherches sont très souvent financées par des ONGE de protections de squales, liant ainsi les scientifiques et les instituts à cette pensée unique.
Il y a aussi une sorte de course aux dons, car les structures sont nombreuses et sont souvent dans une logique quasi commerciale voir concurrentielle. 
L’engouement pour les requin était de surcroît en baisse.
 Pour L’ONG « Shark Trust » les membres, les donations, les adoptions de requins ont baissé de 17% en 2009, et de 9,6% en 2010. Heureusement, le Shark Trust vit de subventions, mais ces entités ont toujours besoin du public pour signer les pétitions et entretenir une dynamique.

Et c’est dans ce cadre que nous retrouvons la problématique grandissante des attaques de requins constituant pour ces ONG un véritable théâtre où les vies humaines n’ont plus vraiment de valeur.

L’attaque de requin est devenue un moment spectaculaire qui déclenche un tel intérêt de l'ensemble de l'opinion qu’il en est devenu un événement « marketing » incontournable pour ces ONGE, permettant d’accroître leur notoriété et les donations.

Ainsi, avec les conclusions de toutes ces études reprises et la lutte contre la surpêche est donc devenue LA cause environnementale la plus populaire dans l'opinion à la lueur d’une multitude d’études alarmistes. 

En investissant les océans, les compagnies pétrolières ont réussi une opération plutôt bénéfique. En plus de verdir leur image, il apparaît clairement aujourd'hui que le but de ces organisations tentaculaires est la privatisation et le contrôle des océans, à travers la création de réserves marines.

Le lien avec l’extraction des ressources sera dénoncé par Juliet Eilperin du Washington Post qui écrivait : "Au lieu d'avoir du personnel qui travaille sur les questions d'environnement, PEW Environment Group a pour but la révision de la loi de 1872 sur les extractions ainsi que la création de réserves marines" (42).

Le dogme autour de la protection mondiale des requins, constituerait au moins en parti un alibi de façade, un habillage orchestré par ces ONGE leur permettant de joindre l’utile à l’agréable pour leurs propres investisseurs en passant.
Sous couvert de protection d'espèces, elles s'accaparent des portefeuilles immobiliers océaniques pour développer leurs industries : exploration et exploitation pétrolière, gazière, minière, essais nucléaires, aquaculture Monsanto, etc.

L’exploitation des ressources elle s’accompagne de plus en plus « d’écolabellisation », certification rendant ces activités intouchables moralement. Dans le cadre de la pêche industrielle du thon à la Réunion par exemple, l’armateur local, la SAPMER affiche ainsi plusieurs écolabels, « friend of the sea », « pêche responsable » et « dolphin safe » permettant de rendre son activité plus acceptable (55).

Le tourisme des plongées requins est fortement encouragé par les ONGE, en association avec les programmes de protection des squales et la création de réserves marines, car cela permet de développer une économie de substitution à la pêche pour les populations locales. 

En même temps, qu’ils soient scientifiques ou sympathisants de ces ONGE, ce sont pour la plupart des plongeurs qui voient ainsi en quelque sorte leur rêve devenir réalité, à savoir multiplier les sites où ils auront la chance de pouvoir plonger au milieu des requins.

C’est le discours en vigueur pour le 1er sanctuaire-requin réalisé à Palau, archipel du pacifique, qui a été érigé en véritable modèle. 
A cet endroit, la création en 2009 d’une réserve immense (de la taille de la France) reconnue mondialement pour la plongée avec des requins vivants rapporterait selon une étude beaucoup plus que la politique de pêche antérieure. 

Une analyse prospective menée en 2011 par « l’Institut Australien des Sciences Marines » (AIMS) a créé un véritable buzz dans ce domaine en indiquant au terme d’un probable « savant calcul » que l’attractivité touristique d’un seul requin de récif vivant rapporterait 120 000 € par an, soit 1,3 millions d’euros au cours de sa vie. L’argument financier de l’attrait touristique est mis en avant de façon stratégique pour justifier la préservation. Et nous retrouvons la fondation américaine PEW à l'origine de cette étude visant à « inciter davantage de pays à s'intéresser à ces animaux pour leur contribution aux océans et au bien-être financier d'un pays », selon Matt Rand, responsable de la préservation des requins au sein de cette organisation (56). 

C’est d’ailleurs le même Matt Rand à la tête de la branche requin de PEW qui est à l’origine de l’aboutissement de ce sanctuaire. Une telle dévotion ne peu susciter que respect et admiration…en première lecture.

Car comme par hasard, en grattant un peu, on constate que des prospections géologiques ont lieu dans cette région depuis plusieurs années, sans que cela ne vienne inquiéter démesurément ces organisations qui se veulent pourtant de la « protection de la nature ». 

Il faut dire qu’en 2008, un rapport indépendant a montré que la partie nord des eaux de l’Archipel détiendrait un champ pétrolier géant de classe mondiale (57).
Ce rapport estime dans la zone moins profonde à 1,044 milliard de barils de pétrole en place, dont 35% récupérables. Dans la zone plus profonde, ce serait 1.880 milliards de barils, dont 35% qui attendent sagement l’arrivée des plates formes pétrolières. 

Et pour rajouter à la convoitise, plus de 8 milliards de m2 de gaz sont estimées être en place dans la couche calcaire peu profonde.
La zone de concession de Palau présente des caractéristiques semblables avec les régions pétrolifères du bassin de Palawan, aux Philippines et du bassin Salawati en Nouvelle-Guinée, gisements de classe mondiale.

En 2012, les prospections n’ont encore rien donné, et les autorités viennent de renouveler, moyennant finances, les autorisations de prospection de Palau Pacific Energy Inc (PPEI), basé au Texas, le bastion de ces mêmes compagnie qui financent les ONGE. Quand on connaît les facilités accrues de corruption propre à ces régimes exotiques, on ne peut que s’interroger pour l’avenir de ce magnifique “sanctuaire-requins…du pétrole”.

La nébuleuse des ONGE américaines et leur politique d'accaparement comme des océans et d'éviction des pêcheurs n'épargne pas mieux bien évidemment pas l'Europe et la France, qui sont devenues récemment des cibles privilégiées.

Le pertinent rapport du « blue charity biseness », qui décode montage financier du le lobbying autour des océans en Europe, indique que plus de 70 millions $ ont été investi ces 10 dernières années, par AOK Fondation et PEW notamment, pour contrer la politique commune européenne des pêches (58)

PEW s'est installé en France et est également devenu le partenaire « privilégié » du gouvernement français dans le cadre de la protection des océans. 
Cela s'est traduit par la création de deux immenses « sanctuaires requins » en Polynésie française (4,7 millions de km2 en décembre 2012) et en Nouvelle-Calédonie (1,4 millions de km2 en avril 2013) (59). 

Il est d’ailleurs étrange de constater qu’en demandant leur avis sur cette situation à des amis vivants dans ces 2 régions, ils ne sont pour la plupart même pas au courant de ces mesures récentes. 

Alors même que le Grenelle de la mer imposait l’objectif international de conservation pour 20 % des eaux territoriales,  dont 10 % en protection intégrale, nous somment passés en l'espace d'un an à plus de 50 % de protection intégrale ! 

Joshua S. Reichert, le numéro 2 de PEW indiquera dans une tribune en date 30 décembre 2013 dans le prestigieux  New York Times que « 12 millions de kilomètres carrés d’océans sont désormais sanctuaires requin », ce qui fait de la France avec 6,1 millions de km2, le pays le plus engagée dans une politique requin. On comprend mieux les atermoiements du gouvernement français qui aura mis plus de trois ans avant de commencer à s'engager dans une résolution de la crise par la pêche.
Précisons que cette article sera intitulée "Save the Sharks, Save the world", véritable vulgate du 21ème siècle, entérinant si besoin la stratégie alarmiste en vigueur pour faire renforcer « l’Urgence » des mesures de conservation dans l’opinion.

Récemment, en décembre 2013, une vaste campagne « spectaculaire » aura eu lieu en France pour faire interdire la pêche en eaux profondes. Elle aura bénéficié d'une opinion acquise par avance. Cette campagne aura été initié par la fondation « Bloom »,  dont la présidente Claire Nouvian est également…« boursière PEW » 2012 (60).

Cette politique mondiale se répercute à notre niveau local, car c’est la société occidentale toute entière qui est dévoué dorénavant à cette cause, entrée dans les moeurs, après avoir été relayé en boucle depuis des années par tout les canaux de communication possible et imaginable.

Nous réunionnais, pouvons nous nous permettre de nous poser la question de la moralité d’une protection sans discernement de ce prédateur, devenu un véritable icone des océans ?

Face à ces mastodontes, il devient facile à comprendre l’impossibilité de légitimer socialement à la Réunion comme ailleurs la pêche du moindre requin, même à des fins préventives.

Le bénéfice est triple pour les multinationales du pétrole : 
-ils lavent leur image de pollueurs en finançant les ONGE
-ils retourne l’opinion contre la pêche et les pêcheurs, en faisant oublier leurs statuts de pollueurs notoires,
-et l’éviction des pêcheurs et des activités traditionnelles leurs facilite l’accaparement de larges territoires maritimes convoités.

Tant pis si les stratégies minières tout comme les bénéfices touristiques ne sont pas toujours au rendez-vous.
Contrairement à la douleur et le conflit qui accompagnent la création et l’imposition des zones intégrales excluant l’homme. Les répercussions  de ces politiques environnementales pour les populations côtières sont désastreuses : la pêche artisanale, pourtant la plus respectueuse de la nature, devient parfois interdite et plonge les pêcheurs dans des situations économiques épouvantables.

Proche de la Réunion, nous avons l'exemple de l'archipel des Chagos devenu le plus grand sanctuaire marin intégral en 2010. « L’initiative du gouvernement anglais est une victoire historique pour la conservation du milieu marin » annoncera PEW, acteur de ce projet (61). 

Ce nouveau statut est contesté car leur interdit tout espoir de retourner sur les terres de leurs ancêtres après plusieurs dizaines d'années d'exil forcé, suite au choix de l'établissement d'une base militaire américaine sur leur territoire. 
Nous avons eu également l'exemple récent d'une tribu de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les « shark callers » qui n'arrive plus à capturer suffisamment de requins pour nourrir le village, et qui se plaignent des conséquences de l'exploitation des fonds marins qui conduit à la désertion de leur zone de pêche (62).

Quand on n'y regarde de plus près, plusieurs millions d'hommes dans le monde, et notamment des tribus de chasseurs ou pêcheurs, font les frais de cet écologisme. 5 millions rien que pour le parc des Yosemites, et au moins 14 millions pour l’Afrique seule, ce qui a amené leurs représentants à indiquer en 2004 que « la conservation est devenue la première menace pour les territoires indigènes » (63). 
La protection de la nature reste une priorité essentielle, mais jusqu'où peut-on aller dans la dépossession des habitants des zones concernés ?

Les droits de l'Homme sont régulièrement bafoués par ces fondations, qui n'hésitent pas à stigmatiser des populations locales, tel les coutumes alimentaires asiatiques par exemple, en appelant même à la haine.

Cela n'est pas sans rappeler les méthodes nazis, qui voyaient d'une part dans la protection animale un atout de domination sur certains peuples, et  utilisaient d'autre part les "Big Lies", ces grands mensonges, destinés à manipuler les foules.

On peut faire un lien direct entre la solution finale de Goering et l’animalisme, qui a été évoqué dans les enquêtes préalables au procès de Nuremberg. L'Allemagne Nazie a été à l'époque le paradis des lois pour les animaux, alors qu'elle exterminait des humains. Plusieurs articles sur le net explique la relation au vivant et l'état psychologique des investigateurs du système du Reich. Goering avait par exemple une hyper sensibilité en ce qui concerne le sort des animaux car d'après lui, les animaux n'étaient pas coupables de la chute de l’Allemagne, les humains si, et surtout les juifs... Il était donc logique pour lui que l'on protège les animaux, ceux-ci étant dénués d'attention. Le même traitement de faveur selon lui ne pouvait en aucun cas s'appliquer aux humains qui étaient encore d'après sa définition prédisposés à la déviance selon leur ethnie et leur race.
La protection animale pour l’idéologie nazi n'était pas réelle mais bien un outil de propagande.

En même temps qu’ils conquéraient de vastes espaces à des fins d’exploitation, les occidentaux cultivaient le mythe de la “wilderness”, la nature sauvage,  à l’origine de la mouvance conservationniste née aux Etats-Unis fin XIXème siècle. 
le WWF par exemple est considéré comme « l’héritier direct des chasses coloniales, rassemblant une élite économique et politique partageant un intérêt commun pour la chasse et une idéologie commune de supériorité des pratiques occidentales dans la gestion des milieux naturels. En niant l’existence et les droits des premiers occupants, ceux qu’on appelle aujourd’hui les “natives” ont été éliminés ou parqués dans des réserves, sans se voir reconnaître le droit à la citoyenneté dans leur propre pays » (64).

Le mythe d'un retour à une nature originelle étant communément admis comme un "idéal à atteindre" pour nos penseurs bobos, tel une image d’Épinal d'une nature regorgeant d'arbres, d'animaux et de poissons de toutes sortes, prédateurs inclus bien évidemment. 

Dans cette lignée, « plus de 108 000 réserves ont été créées depuis 1900 à la demande de 5 grosses ONGE conservationnistes .../...La moitié des territoires concernés était occupée par des communautés indigènes. Des millions de personnes ont été déplacées et dépossédées de leurs terres et de leurs droits, souvent par la violence, pour créer des parcs et des réserves » (63).

les réserves marines sont cœur des enjeux depuis le sommet du développement durable qui eu lieu à Johannesburg en 2002.  C’est à cette occasion, fut institué un objectif de 20 % d’Aires Marines Protégées (AMP), dont la moitié en réserve intégrale. 

L’océan est devenue le théâtre d’une guerre silencieuse, visant à accroître les frontières des zones d’exclusion, constituant une sorte « d’apartheid vert ».
Afin de parfaire cette stratégie, Ces ONGE modèle l’opinion publique rendant acceptable cette main mise sur des océans. « Elles justifient la dépossession des communautés côtières de leurs droits par la dégradation de la biodiversité et la nécessité de faire intervenir des acteurs extérieurs compétents pour sauver les océans » (63).
Les activités traditionnelles de pêche sont les plus souvent pointées du doigt en tant que responsable de la baisse des ressources, permettant de justifier l’arsenal des mesures de conservation.
    
Le caractère dramatique et l’urgence de la situation sont mis en avant de façon récurrente pour interpeller l’opinion et susciter l’adhésion. Après la menace de disparition de la disparition des requins et des poissons tel le thon rouge, la dernière prospective réduirait l’océan à une « vaste soupe de méduse » (65).
Une vrai stratégie marketing basé sur la peur.

Quand on voit l'hystérie que soulève le statut d'un simple requin dans nos sociétés, on ne peut pas faire l'économie d'un lien avec l'excellent ouvrage "Globalia" lien de Jean-Christophe Ruffin (66).
Ruffin a décrit en 2005 le fonctionnement de nos sociétés basées sur 3 grandes peurs : terrorisme, écologie, pauvreté : « On observe attentivement les deux camps qui s’affrontent et on voit comment chacun s’y prend. Il y en a toujours un qui est plus insolent, plus agressif, moins adroit. On déclare que celui-là est le méchant. Peu importe qu’il ait tort ou raison en réalité. Après, on met la machine en route. Tout doit être utilisé pour noircir le méchant : les écrans l’accusent de voler, de violer, de piller, etc. Et l’autre, le gentil, on vous l’habille vite fait en parfaite victime…/… et vous n’avez plus qu’à taper sur le méchant et à envoyer l’aide humanitaire à la victime. »

Le tour est joué, on a construit sur fond d'écologisme, un vilain méchant, l'être Humain (le pêcheur ou le surfeur) et que l’on vous le sert sur un plateau…télé bien sur, avec des reportages et des articles décrivant de façon identique un requin toujours innocent. Tout cela complété par des images fortes provoquant l’indignation...comme un requin mutilé et relâché vivant, condamné à l'agonie…pour une soupe aphrodisiaque ou pour un autre plaisir éphémère.

Difficile pour le spectateur de dire que ce n'est pas de la barbarie avec un tel message répété et relayé en boucle par tous les canaux possibles et imaginables, du système éducatif au show-business en passant par la "science" idéologique.

Et on abouti ainsi à une forme de "fabrication du consentement" de façon programmée et implacable.

On retrouve dans ce schéma tous les ingrédients qui composent les idées subversives qui circulent autour du  « Nouvel Ordre Mondial », présentée comme contrôlant de façon insidieuse la totalité du destin de la planète et de ses habitants.

"En cherchant un ennemi commun contre lequel nous pourrions nous unir, nous sommes arrivés à la conclusion que la pollution, la menace du réchauffement climatique, les pénuries d'eau, la famine et autres feraient parfaitement l'affaire .... Tous ces dangers sont causés par l'intervention humaine ... Le véritable ennemi est donc : l'humanité elle-même » (67)
Au delà de ces théories « complotistes » controversées, il en demeure pas moins évident que le fonctionnement de nos sociétés modernes semblent être basée sur la peur et ne peut être assuré « qu’en sensibilisant sans relâche les populations à un certain nombre de dangers : le terrorisme, bien sûr, les risques écologiques, et la paupérisation ». (66)

La peur fait marcher les peuples l’écologie est devenue une des plus grandes craintes du XXIe siècle, avec l'idée que seule une adhésion total et aveugle pourrait être susceptible d'y remédier.

Les conséquences de ces politiques environnementales ont déjà affecté des millions de personnes avant nous. Notre situation locale s'inscrit parfaitement dans le prolongement d'un lobbying planétaire qui nous dépasse largement...

Une fois de plus, apporter des réponses à la crise requin via la pêche au XXIe siècle devenu semble illusoire, car il s’agit d’une lutte contre les valeurs nouvelles de la société tout entière, devenu une nouvelle religiosité.

Tant pis si du fait de cette stratégie de protection mondiale, de plus en plus de régions du globe voit, ou verrons, leur population de requins augmenter avec pour conséquence une multiplication des attaques. 
Mettre un orteil dans l'eau ne deviendra t’il pas comme à la Réunion un geste dangereux et un droit de plus en plus contesté ?  

42) http://www.biggamefishingjournal.com/pew_hutch_article.html "PEW this stinks ", en français "PEW ça pue", lui même citant le journaliste américain Ryan Sager
43) http://www.ryansager.com/blog/index.php/2005/03/  et http://www.philanthropynewsdigest.org/news/pew-trusts-other-foundations-criticized-for-influencing-passage-of-campaign-finance-legislation
44) « PEW-fake mass movement » http://www.youtube.com/watch?v=0vh4Kp1TPWo  
45) http://www.captaineconomics.fr/actualite-economique/item/306-france-chute-libre-pew-research-center-global-attitude
http://www.slate.fr/monde/82433/infidelite-francais-tolerance-hollande-gayet
46) http://www.liberation.fr/sciences/2013/04/18/energie-l-heure-h2_897249
47) http://www.liberation.fr/livres/2013/02/08/aux-quatre-coins-des-mondes-possibles_880492
48) « Pew, SeaWeb shrug off oil to target fishing », Avril 2001 http://www.fishingnj.org/netusa17.htm48’)Hutchinston cite en exemple Marla Cone, journaliste pour le Los Angeles Times, « Pew fellow » en 1999, et qui aura été la première journaliste à publier un article sur le rapport de Worm en 2006 en titrant : " Tous les stocks de pêche dans le monde s'effondrera avant le milieu du siècle , dévastant les approvisionnements alimentaires . " 
49) A cette époque, le comité de 26 membres de ce comité comprend des représentants d'un certain nombre d'organisations financées par Pew et Packard tel Environmental Defense (3,4 millions de $ de Pew et 1,2 millions de $ de Packard), Natural Resources Defense Council ( NRDC ) (5,5 millions de $ Pew), Centre for Marine Conservation (1,1 million de $ Pew , 1,6 million de $ Packard) et Conservation International  (400 000$ de Packard). Source  « Pew, SeaWeb shrug off oil to target fishing », Avril 2001 http://www.fishingnj.org/netusa17.htm
50) Myers, R.A.; Worm, B. (2003). « Rapid worldwide depletion of predatory fish communities ». Nature London.
51) "Patterns and Ecosystem Consequences of Shark Declines in the Ocean", Boris Worm, 2010.
52) http://news.fiu.edu/2013/06/fear-of-sharks-helps-preserve-balance-in-the-worlds-oceans/63078 et
http://www.news.uwa.edu.au/201108223834/business-and-industry/shark-bay-seagrass-potentially-8-billion-carbon-sink
53) http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/24/pourquoi-la-surpeche-des-requins-menace-les-coraux_3483594_3244.html
54)« The people who count sharks » http://www.hesawyer.com/sharks.html
55) http://www.lemarin.fr/articles/detail/items/le-thon-tropical-de-la-sapmer-certifie-friend-of-the-sea.html
56) http://www.lepoint.fr/science/mieux-vaut-un-requin-vif-que-mort-02-05-2011-1326035_25.php
idem au Fidji http://www.pewenvironment.org/news-room/reports/the-socio-economic-value-of-the-shark-diving-industry-in-fiji-85899381760  
ainsi qu’en Australie avec WWF http://www.smh.com.au/travel/travel-news/sharks-dont-scare-tourists-they-attract-them-wwf-20091021-h7pk.html
57) http://pidp.eastwestcenter.org/pireport/2012/December/12-28-20.htm
58) http://www.peche-dev.org/IMG/pdf/121107_blue_charity_business_full_report_fr.pdf (page 56)
Ce rapport indique que « sur les questions marines, nous pensons que PEW est au centre du réseau conservationniste, notamment sur les aspects de changement des opinions publiques et d’influence des centres de décision. PEW ne fait pas non plus mystère de ses liens avec le pouvoir politique, Républicain ou Démocrate, ni de son engagement militant sur la défense des intérêts américains et de leur extension. Nous pensons que PEW entretient encore des liens étroits avec le secteur pétrolier, notamment off-shore, si on se réfère à la démarche de ratification de la convention internationale sur le droit de la mer. »
59) http://www.pewenvironment.org/news-room/press-releases/pew-flicite-la-nouvelle-caldonie-pour-la-cration-dun-sanctuaire-pour-les-requins-85899463066/fr-FR et http://www.boursereflex.com/actu/2012/12/07/pew_felicite_la_polynesie_francaise_pour_avoir_cree_le_plus_grand_sanctuaire_de_requins_au_monde
60) http://www.pewenvironment.org/news-room/press-releases/french-conservationist-claire-nouvian-awarded-2012-pew-fellowship-in-marine-conservation-85899372248/fr-FR
61) article récent et complet à ce sujet : http://mediationenvironnementale.wordpress.com/2014/01/13/parc-marin-des-chagos-et-droits-humains/
62) http://ramumine.wordpress.com/2014/01/28/shark-callers-of-papua-new-guinea-worry-about-impacts-of-seabed-mining/
63) http://www.l-encre-de-mer.fr/2013-01-20-reserves-marines-accaparement-des-oceans-depossession-des-pecheurs/
64) Yveline Dévérin est maître de conférences en géographie à l’Université de Toulouse-le-Mirail et auteur de L’Afrique, éd. Atlande, 2005
65) « Mange tes méduses », avril 2013 de Philippe Cury et Daniel Pauly. Ces auteurs par contre ciblent plutôt la pêche industrielle au large,  et voient  avec lucidité en la pêche traditionnelle une perspective d’exploitation durable.
66) Jean Christophe Ruffin « Globalia » 2004, Guallimard
67) "The First Global Revolution" publié en 1990 par le « Club de Rome », cette puissante organisation mystérieuse décrit comment ils devraient instrumentaliser les crises écologiques en vue de manipuler le public afin de servir leurs intérêts.

NB : 

 Pew à La Réunion

Commentaires   

 
0 #1 Theresa 01-09-2016 18:42
Je dois avouer que je ne pigeais rien mais maintenant c’est beaucoup
plus clair dans mon esprit grace à votre article.
merci

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